À la une

Salon

Matexpo:un événement d’une portée nationale et internationale

Dans un mois  la « grande fête des matériels de la construction »  ouvrira ses portes  dans les prestigieuses installations du parc des expositions de Kortrijk Xpo  à Courtrai. MATEXPO 2015 est un événement qui regroupe l’activité professionnelle de la « CONSTRUCTION » le secteur essentiel de la vie économique du pays. Ne dit-on pas « quand le bâtiment va…tout va ! ». Ce salon International se déroulera du 2 au 6 septembre est destiné aux professionnels du bâtiment, des travaux de voiries, de génie civil, du recyclage, de la manutention, de l’industrie, etc. Cette année, une attention toute particulière se focalisera  davantage dans le confort de ses visiteurs et de ses exposants à savoir : une réorganisation des parkings, des navettes gratuites pour les exposants séjournant dans un hôtel à Courtrai, garde d'enfants les week-ends etc.

Le terrassement  reste le cœur de l’offre de Matexpo avec la présence des plus importantes marques mondiales. Pas moins de 400 exposants, constructeurs, distributeurs de matériels et fournisseurs d’équipements divers ont déjà répondu présents. Ils présenteront sur une surface de 135.000m2  tout ce qui ce fait de mieux en nouveaux matériels. Ainsi, les visiteurs  auront l’occasion de voir une panoplie d’engins de chantier, du matériel de recyclage et de concassage, des grues de bâtiment et de levage, des véhicules de chantier,  des équipements et outils divers entre autres. En outre, 1400 marques seront exposées dont de très nombreuses « PREMIÈRES ».  Comme pour l’édition de 2013, un vaste terrain de 3ha sera réservé aux démonstrations de machines, de camions, etc . Depuis 2007, des Awards récompensent l’exposant le plus innovant par un  « Innovation Award » et l’approche écologique par un « Green Award ». Cette année encore, un jury composé de spécialistes du secteur choisira les matériels et équipements les plus visionnaires. Matexpo 2015 sera le rendez-vous  de tous les secteurs du BTP. Pour la première fois, Matexpo organisera le vendredi  4 septembre à partir de 20 heures dans la  grande salle de Kortrijk Xpo. un grand événement festif baptisé Matexpo Café. Moment idéal pour les exposants et les visiteurs qui  pourront se retrouver dans une ambiance  de convivialité pour bavarder et créer des liens. Le Matexpo Café s’attend à accueillir plus de 1.000 personnes.À ne pas manquer. (info@matexpo.com)

Sécurité

Pas trop près, s’ te plait

Le Ministre de TP Maxime Prévot et la l’AWSR- Agence wallonne pour le Sécurité routière- lancent une nouvelle campagne de sensibilisation au respect des distances de sécurité ayant pour thème « PAS TROP PRES, S’TE PLAIT !! ». La vitesse excessive ou inadaptée joue un rôle dans environ 30% des accidents mortels. Cette campagne  de sensibilisation vise à rappeler aux usagers de la route la nécessité de respecter les distances de sécurité. Plus de 4  conducteurs sur 10 ne respectent pas un espace d’au moins 2 secondes ( 2 secondes = 2 crocodiles) entre eux et le véhicule qui les précède sur autoroute ( à une vitesse de 120km/h il est recommandé de maintenir une distance d’au moins 67m entre 2 véhicules ce qui équivaut à une distance de 2 secondes) et de 2 automobilistes sur 10 en zone 30 ainsi que sur les  routes limitées à 50km/h et pour 3 automobilistes sur 10 en ce qui concerne les routes limitées à 70 et 90 km/h. Cette campagne a pour objectif de réduire à 200 le nombre de victimes sur les routes wallonnes d’ici 2020.

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LE ENGINS DE COMPACTAGE : 1re partie

Plaques vibrantes, rouleaux à timon  et rouleaux tractés

Historique : En avril 1911, le constructeur Ammann   rachète un brevet suisse  d’un petit rouleau. En 1914, Ulrich Ammann lance le rouleau Rugel à direction  manuel. Quelques années plus tard, en 1935 il commercialise son rouleau à moteur à trois roues avec opérateur assis. En 1957, c’est l’allemand Bomag qui fait la révolution de  la technique de compactage avec le premier rouleau duplex avec timon, BW60 avec ses deux cylindres vibrants. Peu après, d’autres constructeurs principalement européens présenteront à leur tour leurs engins de compactage. Citons :ABG, Albaret-Couthon, Ammann, Benford, Bomag, Duomat, Ingersoll-Rand, Rammax, Sovemat, Fristein, Losenhausen-Vibromax,  Stothert& Pitt avec  un rouleau à une bille, Wacker etc. Fin des années 70, la revue Excavator dénombrait  pas moins 79  modèles de rouleaux avec timon, 100 plaques vibrantes sans compter 26 pilonneuses !!. Depuis lors, plusieurs de ces marques n’existent plus et quelques une  ont été absorbé comme ;  Albaret qui deviendra Caterpillar, Vibromax  JCB, Wacker  Wacker-Neuson, Rammax Ammann et Duomat Ammann principalement. Côté rouleaux tractés relevons  les marques suivantes : Bomag et Zettelmeyer avec bandages en acier spécial à haute résistance, Hyster avec pieds de mouton «  tamping roller »  et l’américain Ferguson  avec une gamme de compacteurs tractables de 35 à 200 tonnes pour travaux lourds. En 1989, le marché des rouleaux guidés à main était de 154 unités et  celui des plaques vibrantes 481. Aujourd’hui, c’est environ 1.134 plaques vibrantes.

Portrait

Les rouleaux vibrants à timon

Ces petits engins à bille simple ou duplex, sont destinés pour les travaux de réparation les plus divers, les tranchées, les élargissements  de faible largeur,  travaux d’asphaltage etc… Petits par la taille, certains n’en ont pas moins assimilé les innovations éprouvées sur les « grands » de la compaction, comme : 1) la transmission hydrostatique, offrant un démarrage et une inversion du sens de marche progressif, 2) la suspension élastique isolant les vibrations de tous les organes mécaniques, 3) le réglage en continu de la fréquence, 4) le circuit hydraulique sans flexible et 5) le confort  de conduite de l’opérateur. Quelques uns ont été pourvus de roues d’appui, d’autres plus lourd, voient leur manoeuvrabilité améliorée, soit par des roues directrices, soit par une béquille d’orientation hydraulique. Notons encore le dispositif « homme mort ».

Les plaques vibrantes

Contrairement aux rouleaux vibrants, qui ont une surface de contact avec le sol relativement étroite, les plaques vibrantes utilisent une grande surface de contact. Cette différence se traduira par une efficacité assez uniforme sur toute l’épaisseur de la couche traitée. Cette efficacité sera d’autant plus grande que la plaque est lourde et l’épaisseur d’autant plus grande que la plaque est grande , d’ou la possibilité de couplage de plusieurs plaques. Ces engins se prêtent , du fait de leur faible encombrement aux travaux sur chantiers exigus ou d’accès difficile,  petits terrassements , remblais,  tranchées étroites,  fondations, compactage de pavés en béton , de dalles de trottoirs, clinkers, etc.. Côté sécurité d’emploi, épinglons  la protection contre les contacts avec le pot d’échappement, le carénage des courroies de transmission et l’inversion de sens de marche.

Les rouleaux tractés

Ces engins sont essentiellement utilisés pour le compactage  sur des chantiers de terrassement. Ils sont tirés dans la plupart  des cas par un tracteur sur chenilles. Certains modèles sont dotés  soit d’un rouleau à pieds de mouton soit à grille. Le rouleau à pieds de moutons appelé également « tamping roller » convient pour des sols argileux tandis que le rouleau à grille  convient pour des sols rocheux.

Source : Excavator  juin et septembre 1978.

© Christian Durieux- Bull BTP. Tous droits de reproduction réservés. Ces  textes ne peuvent être reproduits ni traduits sans l'accord préalable écrit de l’auteur.

Flash

Lafarge et Holcim finalisent leur fusion

Lafarge et Holcim ont finalisé leur fusion et crée LafargeHolcim un leader  mondial de l’industrie des matériaux de construction. Toutes les conditions étant remplies, les mandats du nouveau Conseil  d’administration et du Comité exécutif, dont celui d’Éric Olsen en tant que  DG, deviennent effectifs. À la même occasion, LafargeHolcim a dévoilé son identité visuelle et son logo, destinés à illustrer leur alliance et leur leadership et la force du nouveau Groupe. Le lancement du nouveau Groupe aura lieu le 15 juillet

Un sommet dédié aux machines intelligentes

Les organismes CECE (Comité européen des matériels de construction) et CEMA  (Comité européen  du machinisme agricole) organisent un sommet les 23 et 24 septembre prochains à Bruxelles sur le thème des « machines intelligentes » et leur législation. L’objectif  est de discuter des défis et des opportunités pour l’industrie européenne des engins de construction. Depuis environ 3 ans, cette technologie innovante a fait son apparition essentiellement sur le matériel provenant du Japon. Ces machines dites « intelligentes » ont  déjà pris leur marque en Belgique et  en Europe.

Nouveau pont à Harchies

Ce nouveau pont sur le canal Nimy-Blaton-Péronnes vient d’être inauguré après deux ans de travaux. Ce pont va permettre d’améliorer considérablement la mobilité de tous les usagers de la route qui souhaitent rejoindre l’autoroute E42 Mons-Tournai en franchissant le Canal Nimy-Blaton-Péronnes. D’après des estimations 5.200 véhicules franchiront le pont journellement, dont 400 poids-lourds. L’ancien pont à bielles tendues, datant de 1950, a été démoli  en juin 2013. Ce nouveau pont de près de 4,5 millions € adopte une technologie totalement différente de par sa conception innovante (deux arcs métalliques et tablier en béton armé).  Caractéristiques : longueur : 75m, arcs : 8m au-dessus de la voirie, soit plus de 16,5m au-dessus du canal, poids :270t.

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QUE SONT MES AMIS DEVENUS ?(suite)

Qui s’en souvient encore des grues Boom, des chargeurs Tramac ,Renders,  Furukawa et Faun et  des gros tombereaux Michigan, Haulpack et Payhauler ?

Flash-back :

Boom : de la belle ouvrage…

Ce constructeur belge connu sous le nom de « Travaux Métalliques de Boom (Boomsche Metaalwerken nv) » a connu ses jours de gloire dans les années 50 et 60.Beaucoup d’entrepreneurs de l’époque comme Sogetra, CFE, Maurice Delens, Pieux  Franki avaient dans leur parc de matériels « du Boom »  qu’on trouvait également en carrières comme aux Ciments Portland Belge à Harmignies mais également employées aux travaux du canal de Suez. Le constructeur proposait des pelles avec des moteurs électriques et diesel , des pelles spéciales commandées par trois moteurs électriques pour terrains extra durs, des modèles à vapeur, des grues diesel sur chenilles et sur rails et des excavateurs à godets multiples pouvant excaver jusqu’à 30 m de profondeur. Ces pelles mécaniques universelles étaient transformables en grue à grappin, dragline, grue à crochet, pelle en butte et  version rétro. Sa production annuelle environ : 100 unités.

Faun : un oiseau pour le chat …

Ce constructeur allemand  basé à Lauf a. d. Pegnitz  après avoir repris son concurrent Frisch proposait au début des années 80 une gamme complète de chargeurs sur pneus  de 1,5m3  à 7m3 environ ainsi que des pelles sur pneus et sur chenilles, des tombereaux rigides, des niveleuses et des camions à immondices entre autres. Ces machines étaient distribuées exclusivement par Faun Benelux- Afag à Louvain. En 1987 Faun sera repris par O&K qui commercialisera  tous les produits destinés au BTP  sous une nouvelle casquette O&K- Faun. Pas pour longtemps puisqu’en 1998 c’est le groupe CNH qui s’appropriera  de O&K.

Furukawa : made in France

Petit rappel historique. En 1954 Yumbo sortait la première pelle hydraulique à rotation totale. En 1962, Yumbo s’installe à Genas dans la banlieue de Lyon. En 1970, IH France prend une participation majoritaire. En 1986, c’est au tour de l’américain Dresser de racheter  Yumbo  suite au rachat par Dresser de IH. Plus tard, en 1990, c’est le japonais Furukawa qui rachète l’américain Dresser et ses deux centres de production l’un à Chauffailles où se fait la mécanosoudure, et à Genas où sont assemblés les pelles et chargeuses sur pneus. Avec ce rachat, Furukawa a acquis la certitude  d’une technologie et d’un savoir-faire incomparables puisque basé sur plus de 30 années d’expérience dans la construction de pelles hydrauliques. Au cours des années 2000, Genas tombera dans le giron de Hitachi. IH, Yumbo et Dresser ont été distribués par Decauville et Furukawa  successivement par  Decauville, Van Gemert, Bia et ensuite par Belmaco. Fin !

Haulpak-Wabco : une longueur d’avance

Construit par LeTourneau Westinghouse Cy à Peoria dans l’Illinois (USA) ce camion  importé déjà dans les années 50 par Matermaco  offrait des caractéristiques innovantes pour son temps  : une suspension Hydrair constituée par quatre cylindres répartissant la charge équitablement, une benne en « V » qui transporte jusqu’à 10 %  de matériau en plus qu’une benne conventionnelle, un rayon de braquage de 13,5 m seulement permettant un positionnement rapide sous la pelle, un centre de gravité très bas et un moteur de 283kW/ 385ch. Notons aussi une transmission Powershift Torqmatic, des vérins à double effet, des freins à disques multiples et le fameux différentiel répartiteur de puissance. Plus tard cette marque prestigieuse sera reprise d’abord par le constructeur Dresser Industries  et ensuite  par Komatsu. Pendant un certain temps, les camions seront commercialisés sous Komatsu-Dresser. En 1997 Komatsu sera seul maitre à bord. Pendant plusieurs années, les Haulpak ont été assemblés en Belgique à Gembloux.

Michigan : pas que des chargeuses mais aussi un dumper

En Belgique Michigan était dans les années 50-70 est des acteurs majeurs sur le marché des chargeurs sur pneus. Ils étaient assemblés dans notre pays par la Brugeoise et Nivelles. C’est que l’on sait le moins c’est que ce constructeur proposait également un dumper de 65t. Ce dernier était doté d’une boîte de vitesses Clark Full Power-Shift  à 8 rapports, d’un essieu arrière Clark avec réducteurs à planétaire, d’un moteur  Cummins 12 cylindres ou GM  de 700ch qui lui permettait de dépasser 73km/h sur piste et de franchir sans peine  des pentes défavorables.  En plus, il  recevait une suspension hydro-pneumatique originale simple et d’un rendement élevé. Sa charge utile était de 59t et la capacité de sa benne de 42m3. Michigan était distribué en Belgique par la société Wynmalen & Hausmann

Payhauler : un tout terrain incontournable

Faisant partie de IH ( International Harvester)  Payhauler a connu dans notre pays beaucoup de succès comme  la livraison, par le distributeur Decauville, d’une flotte  de  8 tombereaux  type 95 de 26t de charge utile à Sogetra pour le chantier du plan incliné de Ronquières. La gamme comprenait environ 17 modèles. Le Payhauler  (voir photos) conçu pour les travaux dans les mines et carrières est un camion à traction AV et AR avec roues jumelées sur les deux essieux. Les roues et les pneus sont de même taille. La répartition des charges et d’équilibrage est parfaite. En plus, la charge est exactement la même à l’avant qu’à l’arrière. En toute circonstance il reste bien stable, quelle que soit la façon dont la benne est chargée. Son entraînement suit également cette conception équilibrée tout au long de la ligne de transmission. C’est un effort égal qui parvient du moteur aux roues, par la boîte de vitesses, les arbres de transmission et ses ponts AV et AR. Au milieu des années 80 IH fera faillite et sera repris par l’américain Dresser Industries qui mettra sa clé sous le paillasson quelques années plus tard.  Par après, Payhauler sera cédé à Terex Mining  lui-même revendu par la suite à Bucyrus International  fin 2009.

Renders : les yeux plus grands que le ventre 

Peu de temps après la chute du mur de Berlin de nombreuses entreprises situées en ex Allemagne de l’Est ont été rachetées par des sociétés de l’Ouest. D’où l’opportunité pour la société flamande Renders de Beerse, un important constructeur de remorques,  de faire son marché en acquérant plusieurs sociétés actives dans le secteur de véhicules industriels.  En 1993, Renders comptait pas moins de 13 entreprises en Europe, dont l’usine Wismut  située à Chemnitz (RDA) qui fabriquait des chargeuses sur pneus avec des composants venant de l’Europe de l’Ouest. Par  ailleurs, le constructeur Duro Dakovic implanté en Croatie produisait  des pelles hydrauliques avec la collaboration de la firme Renders  (la photo qui illustre cette brève a été prise  chez Carsid à Marchienne- au-Pont ). Cette société croate produisait également  des chargeuses sur pneus , des véhicules utilitaires,  militaires, mais aussi ferroviaires. Il semblerait qu’aujourd’hui, ce constructeur ait abandonné la fabrication de ses engins de génie civil pour se consacrer à son core business. Quant à Renders,  après avoir été  en grande difficulté financière il  a été déclaré en faillite en novembre dernier. Toutes les machines produites arboraient le logo Renders.

Tramac : une cinématique  des bras de levage originale

Fin des années 60 Tramac  voit le jour avec pour objectif la construction de  chargeuses sur pneus , de matériel de compactage  et de grues télescopiques . Les chargeuses  à châssis articulées  et équipées d’une transmission hydrostatique avaient une cinématique de bras de levage très originale. Ainsi, le modèle illustré, le D40,   avait une hauteur de levage maxi de 4,40m ! Elles étaient construites en France (Le Bouscat)  par la société Tramac-Derruppé et étaient équipées d’une transmission  powershift  et d’une transmission hydrostatique. Leur mode transmission et de régulation, brevetée, permettait de moduler l’effort et la vitesse de travail l’un par rapport à l’autre automatiquement, afin de tirer en toutes circonstances, les meilleures performances sans jamais forcer, ni sous-employer les possibilités. Certains modèles pouvaient recevoir une pelle rétro et une lame de remblayage  à l’arrière. Plus tard, Tramac-Derruppé sera repris par Poclain qui par la suite le cédera au groupe allemand IBH en 1972. IBH disparaitra en 1983 entrainant dans sa chute pas moins d’une dizaine de marques dont Tramac-Derrupé

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FLASH

La vente des machines pour le  BTP en Belgique en recul de 5%

Lors de la présentation de son dossier économique 2015, David Vandermeulen, le président de la section Génie civil de la Sigma a retracé  en quelques mots les grandes tendances des ventes des machines pour 2014. Pour David Vandermeulen 2014  a connu un léger recul de -5% toutes machines confondues , avec toutefois des gros écarts selon le type. Ainsi, les ventes des chargeuses  en dessous de 80 ch ont progressé de 50% tandis que celles au-dessus de 80ch ont régressé de 6,3%. Autre satisfaction : les chargeuses compactes sur pneus à contre rotation (SSL) ont fait un bond de 13% soit 166 unités. C’est mieux que rien. En  2002  on en vendait 407 !!! Autres constats. Depuis 2012 les télescopiques sont en régression ; 803 pour 2014 contre 878 en 2013 soit une baisse de 8,5%. En 2012 on dépassait largement les 1000 engins. Toutes les pelles hydrauliques  perdent également des plumes ; -10% pour les chenilles, - 30% pour les pneus et -6% pour les minis. Par contre, soulignons la bonne tenue des tombereaux articulés qui affichent, un score de +  62% et des grues télescopiques +110%. Pour les chargeuses pelleteuses , d’année en année, c’est Waterloo avec à peine 22 machines pour 2014.  Il y a  quelques années encore , en 2002, on en était à 105. Et à cette époque c’était déjà la dégringolade par rapport aux années 80-90. Petit à petit, cette machine perd des parts de marché  au profit des engins compacts. Enfin, si les résultats des ventes sont en demi-teinte, le chiffre d’affaires a quant à lui augmenté très légèrement de 0,72% (un peu plus de 692 millions€ contre +- 687 millions € en 2013). Puisse Matexpo   qui aura lieu en septembre prochain  donner un sérieux coup de fouet  à ce secteur. Nos importateurs et distributeurs en ont besoin.

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FLASH...

SMT Group et Kuiken Group unissent leurs forces

SMT Holding, une nouvelle société propriétaire à 100 % de la société belge SMT Group SA, a finalisé l’acquisition du groupe néerlandais Kuiken Group BV distributeur de la gamme de Vovo Construction pour le Benelux. Il est  représenté en Belgique par VCM Belgium à Vilvorde.  Cette alliance regroupe des distributeurs Volvo en très forte croissance. Cette union entre   Kuiken et SMT (Swedish Machinery & Trucks)  permet de former une solide entreprise qui a pour vision d’être leader de leurs secteurs sur les deux continents avec pas moins de 27 succursales établies dans 29 pays  dont 22 en  Afrique. Ensemble, cette nouvelle société devrait atteindre un CA de plus de 300 millions € en 2015. VCM Belgium distribue en plus de Volvo, les pelles industrielles de manutention Sennebogen, le matériel de concassage et de criblage Sandvik et les grues portuaires Sany  

FLASH…

Joy rachète Montabert

Joy Global Inc, leader mondial en solutions minières vient d’annoncer l’acquisition  de Montabert qui faisaient partie de Doosan Holding France. Depuis le 1er juin , Joy détient 100% des actions Montabert. Avec 153 sites  réparti de par le monde, Joy Global est une entreprise de services qui propose du matériel, des systèmes et des solutions pour  l’extraction  de cuivre,  de charbon,  de minerai de fer, de sables bitumineux etc. En acquérant  les brise-roches Montabert , Joy Global permettra au constructeur Français de continuer de mettre au point des technologies et des produits leaders  avec son soutien. (info : tramac@tramac.be)

FLASH…

Médaille d’or pour Case

Case Construction Equipment s’est vu décerné, le 6 mai, la Médaille d’Or  pour ses niveleuses à la Foire Internationale d’Intermasz à Poznan  le plus grand salon polonais consacré aux machines du BTP . Cette médaille a récompensé la série C de Case, première gamme européenne de niveleuses arborant la livrée Case. Le prix  a été attribué par un jury composé des plus grands spécialistes du secteur de la construction.

Nomination

Le Conseil général du CSTC, en sa séance du 28 avril 2015,  a nommé Monsieur ir. Johan Willemen comme nouveau président sur proposition de la Confédération Construction. Johan Willemen est CEO de Willemen Groep, le plus grand groupe de construction familial en Belgique, primé Entreprise de l'année en 2013. Il succède en tant que huitième président à ir. monsieur Jacques Gheysens, de la société de construction Degraeve (groupe Eiffage), qui occupait ce poste depuis 2009. 

ÉVÉNEMENTS : À NOTER SUR VOS AGENDAS

La société Marchandise déménage

À l’étroit sur son site actuel, cette société dirigée par Ivan Marchandise poursuit son ascension en investissant plus de 3 millions € dans des nouvelles et modernes installations situées à HERMALLE-SOUS-HUY (ENGIS) le long de la N90. Sur un terrain d’une surface totale de 14.000 m2, un nouveau bâtiment de 2.100 m2 couverts  a été érigé. Il comprend entre autres des bureaux, un vaste atelier avec pont roulant & distribution automatique des huiles, un magasin équipé d’un système dynamique de stockage Kardex, une salle de réunion et de formation, un espace d’accueil pour la clientèle, un réfectoire, des sanitaires et  un showroom afin de présenter le matériel. Ce déménagement permettra aussi la création d’emplois pour porter le total du personnel de l’entreprise à environ 30 personnes dans les prochaines semaines. Cette nouvelle implantation devrait permettre à la société de devenir un acteur incontournable dans sa région. La S.A. MARCHANDISE est active principalement dans la vente, la location et la maintenance de matériel en tant que concessionnaire officiel des marques MANITOU et CASE IH depuis plus de 40 ans. Sa clientèle est constituée principalement de professionnels issus de la construction, de l’industrie et du monde agricole. L’offre de la société MARCHANDISE comprend  une flotte de location de près de 300 machines parmi lesquelles  on retrouve principalement MANITOU (chariots télescopiques à châssis fixe et rotatifs, nacelles élévatrices, chariots élévateurs à mât), MUSTANG (chargeuses compactes   à contre rotation et articulées), AVANT TECNO (mini chargeurs articulés), CASE Construction (mini pelles), CASE IH (tracteurs agricoles) ainsi que ROLLAND (bennes de terrassement). L’inauguration officielle des nouvelles installations situées Rue des Tuiliers 10 dans le zoning industriel d’HERMALLE-SOUS-HUY est prévue à la mi-juin. À cette occasion des journées portes ouvertes seront organisées du vendredi 12 au dimanche 14 juin 2015. Réservez déjà ces dates dans vos agendas pour venir découvrir ce nouveau site tout en prenant le verre de l’amitié.

 Salons-Congrès

2015 : Foire de Libramont à Libramont  du 24 au 27 juillet. Matexpo à Courtrai  du 2 au 6 septembre. Bauma Conexpo Africa à Johannesburg du 15 au 18 septembre. Congrès de l’Urbanisme & de l’Aménagement du Territoire à Bruxelles le 24 septembreConcrete Day à Anderlecht le 15 octobre. La SIM. Congrès-exposition à Mons  du 20 au 23 octobre. AIPCR Association Mondiale de la route. Congrès à Séoul du 2 au 6 novembre.

2016 : Bauma 2016 à Munich du 11 au 17 avril. BTP Expo Liège  à Liège du 27 au 29 mai. Eurasphalt & Eurobitume. Congrès  à Prague du 1 au 3 juin.

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QUE SONT MES AMIS DEVENUS ?(suite)

Qui s’en souvient encore des  engins d’Allis-Chalmers, d’Euclid, de Fiat, de Frisch, des pelles Richier, des chargeuses O&K,  du chargeur Merton et du bull Vickers ?? 

Flash-back :

Allis –Chalmers : full liner 

Dès 1950,  la société Van der Haeghe importe le matériel de génie civil américain Allis-Chalmers pour la Belgique (niveleuses, scrapers,  chargeuses sur pneus, bulls sur chenilles et sur pneus).  Ce constructeur établi à Milwaukee et Sprinfield dans  l’Illinois fabriquait également des chariots élévateurs à mâts, des tracteurs agricoles, des moteurs et des turbines à gaz. En 1973, l’Italien Fiat et l’Américain  Allis-Chalmers annoncent leur décision de constituer au début de 1974 une entreprise commune à laquelle seront apportées leurs activités respectives dans le secteur des engins de travaux publics qui portera le nom de Fiat-Allis. La principale unité opérationnelle Nord-Américaine était constituée  par la Fiat-Allis Construction Machinery à Carol Stream ( Illinois), en Europe par la Fiat-Allis Macchine Movimento Terra à Lecce en Italie. Quelques années plus tard, courant années 90  le nom Allis sera remplacé par Hitachi.  Fin !!

Fiat : pas que des voitures

Fiat a entrepris dès 1932 la construction en séries de tracteurs sur chenilles à usage agricole. Au cours des années 50 il entame la construction d’engins de génie civil à Turin. En Europe, il occupait la première place de constructeurs de dozers et de chargeurs sur chenilles avec 30% de part de marché.  C’était des machines réputées par leur robustesse et leur fiabilité. En plus, il fabriquait chaque année pas moins de 120.000 moteurs diesel. Fiat était importé en Belgique  par S.A.M.A.F. (Société Anonyme pour le Montage des Automobiles Fiat). Ses bureaux  étaient situés à Waterloo depuis les années 60. En 1974, cette marque fusionnera avec Allis-Chalmers qui prendra le nom de Fiat-Allis. À partie de cette date, c’est  la société anversoise H. Van Der Haeghe qui deviendra l’importateur.

Vickers : un bull unique  

Les études de design ont commencé en 1946 et, dans les années 50, un prototype a été assemblé et testé à la satisfaction des ingénieurs. Ce n’est qu’en 1952 qu’a débuté la production du VR180, made in England, connu plus tard sous le nom de « Vigor ». Le design de ce tracteur était unique. À cette période, il ne ressemblait à aucun autre tracteur dans le monde avec un son train de chenilles épousant vraiment le sol. Son châssis était fortement influencé par le design des tanks de l’armée. Cette machine était très innovante pour l’époque, reflétant des idées très avancées. Tous les composants et équipements étaient de fabrication anglaise : câbles, lames, treuils, contrôles hydrauliques, etc. Il était propulsé par un moteur diesel Rolls-Royce C6SFL six cylindres turbochargé d’une puissance de 160HP et était doté d’une transmission Vickers à trois vitesses. Le châssis était monté sur des coussinets en caoutchouc qui absorbaient les chocs. Sa vitesse atteignait 16 km/h ! Le pousseur Vickers  VR180   a été commercialisé en Belgique  dès 1956 par la société « Matériel de Voirie » à Namur et ensuite par Bia en 1959. Il sera construit jusqu’en 1961. C’était un bull pas ordinaire

Euclid : une fin non programmée 

Ce spécialiste mondial de matériel de terrassement était établi dans l’Ohio. Son savoir faire  : des scrapers, des bulldozers sur chenilles, des chargeuses sur pneus  et  également  des gros dumpers rigides. En 1953, ce constructeur est repris  par la General Motors  qui souhaitait « rentrer » dans le secteur du matériel de terrassement. Pour la GM, cette reprise était un complément à ses activités et à  ses produits. En 1959, le ministère américain de la Justice lance une loi antitrust qui accuse GM d’une position  dominante  dans ce secteur. Après huit années de combat, GM sera contraint de se séparer de Euclid. Ce qui amènera GM à lancer la marque Terex. Plus tard les camions Euclid seront repris d’abord par  Volvo Construction et ensuite par Hitachi.  Cette marque, importée début des années 50 par Blackwood-Hodge,  était fort populaire en Belgique avec ses bulls et ses scrapers notamment. Ils  ont été  utilisés  lors de la construction de très nombreux chantiers autoroutiers belges par des entrepreneurs de renom comme Saterco et Sogetra entre autres.

Orenstein&Koppel : cinématique en Z  

Lors du salon Matexpo 2001, O&K a exposé sa nouvelle chargeuse LC25 de 13,75t équipée d’une cinématique universelle LEAR qui a été optimisée.  Construite à Berlin, cette chargeuse à la cinématique particulière allie les avantages de la cinématique parallèle et de celle en Z. Cette cinématique LEAR permet la régulation électro-hydraulique du parfait synchronisme des mouvements de la chargeuse pour obtenir un levage parallèle parfait ( avec des capteurs en option). La production de cette chargeuse a débutée en 2000 et s’est terminée en 2005. Elle était propulsée par un Cummins de 130kW et sa charge de basculement en ligne était de 11.200kg.Cette marque faisait partie de la galaxie de CNH ( Case New-Holland). Aujourd’hui, elle n’existe plus.

Merton : : une drôle de machine  

Distribuée par Blackwood- Hodge, cette drôle de machine de 4.420kg construite en Grande Bretagne dans les années 50  était une réponse aux problèmes de chargement. Elle combinait deux avantages ; mobilité et mouvement de pénétration en avant sur le front de chargement avec rapidité d’enlèvement et de chargement à l’arrière. Elle était montée sur un tracteur Fordson  diesel standard de 40ch.  Sa hauteur de déchargement est de 2,59m. D’après la publicité de l’époque, cette « machine »  était actionnée par un simple treuil,  elle n’était  pas équipée d’un système hydraulique compliqué et elle chargeait un camion de 6m3 en un peu plus de 3 minutes. En plus, elle  pouvait recevoir une lame bull et une petite grue. La polyvalence en plus !!!

Frisch : une référence 

Durant les années 60, Frisch était représenté en Belgique d’abord par Klöckner Bamaco, puis, quelques années plus tard par Oswald De Bruycker. Ce constructeur allemand  proposait  principalement une  gamme de chargeuses sur pneus  de 1,5m3 à 6m3, des compacteurs d’immondices de 15t à 27t  et des niveleuses de 93ch à 200ch. Peut-être les meilleures niveleuses des années 60-70. Elles étaient les grandes rivales de Caterpillar et avaient toutes les qualités  requises ; puissante, une force de poussée importante, rapide, commande entièrement hydraulique, etc. Au début des années 80  Frisch sera reprit par Faun d’abord, pour s’appeler Faun-Frisch, puis par O&K  en 1986 qui à son tour tombera dans l’escarcelle  de Case New-Holland en 1999.

Richier: ce cher disparu

Incontestablement, Richier a été un des « grands constructeurs européens » dans les années 60.  À son programme, des rouleaux, des grues/tour (BPR), des petits dumpers de chantier, des bétonnières mondialement connues, mais également des pelles hydrauliques sur pneus et sur chenilles de 13t à 30t. Ces machines étaient dotées de pompes à débit variable ou à débit constant, de flèche monobloc ou à volée variable et de moteurs diesel de 72kW à 184kW. En 1970, Richier subit de plein fouet la crise pétrolière ce qui permettra au constructeur de voiture Ford de le racheter. Ces pelles prendront alors le nom de Ford-Richier. En 1979, des doutes ont plané quant à l’avenir de la société Richier, filiale de Ford Motor Cy. Sans rentrer dans les détails de la solution qui a été trouvée il a été convenu de créer la société « Nouvelle Industrielle Richier sa » avec l’appui  financier du gouvernement français  Dans les années 80, Ford déposera son bilan.

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